Stop aux violences sexistes et sexuelles dans le sport !
Actualité
Mise à jour le 08/04/2024

Sommaire
Devant la persistance des cas de violences et de discriminations dans le milieu sportif ces dernières années, la Ville a lancé une campagne de prévention et de sensibilisation. L’objectif est de détecter, d’agir et de réagir face à toutes les formes de violences sexistes et sexuelles qui se manifestent dans les espaces sportifs.
Le monde sportif est identifié depuis longtemps comme un environnement propice aux violences et à l’omerta. Ces agissements sont semblables à ceux observés dans la sphère privée, où les questions de violences, voire d’agressions sexuelles et de viols, laissent planer une ombre inquiétante.
Comment identifier, réagir et dénoncer ces situations ? Face à cette problématique, la Ville continue de lutter contre les violences sexistes et sexuelles en lançant une campagne de prévention et de sensibilisation.
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Prévenir et sensibiliser
Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans le sport, la Ville lance une campagne de prévention et de sensibilisation avec une information complète, claire et visible pour tous les publics dans l’ensemble des équipements sportifs parisiens.
Elle est accompagnée de messages explicites détaillant les différentes caractérisations des violences sexuelles, les signaux de détresse, les conséquences physiques et psychiques sur les victimes. Cette campagne apporte des conseils pour bien réagir face aux révélations et des numéros utiles sont disponibles pour accompagner et aider les victimes.

Campagne contre les violences sexistes et sexuelles dans le sport
Credit
Ville de Paris
Des agents mieux formés, un référent dans chaque club subventionné
Des solutions vont être également mises en place par la Ville à destination des clubs sportifs parisiens, ainsi que de ses agents :
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le lancement d’un nouveau marché de formation spécialement adapté aux réalités du monde sportif pour accompagner les clubs dans cette démarche. Ainsi, dès septembre 2024, la Ville proposera aux référentes et référents de suivre deux formations sur les violences sexistes et les violences sexuelles ;
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le passage d’une demi-journée de sensibilisation à une journée de formation en présentiel ;
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les conventions d’objectifs des clubs sportifs subventionnés par la ville comporteront une obligation de nommer un référent dans chaque club. L’article 1.1 des Conventions pluriannuelles d’objectifs (CPO) a été modifié afin que les clubs sportifs en CPO nomment un référent qui se forme à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Les conventions stipulent désormais que « l’association sportive devra ainsi nommer et former un de ses salariés ou bénévoles qui sera le référent de la thématique. Elle devra pouvoir aussi garantir à ses salariés et bénévoles le suivi d’une formation sur le thème de la lutte contre les discriminations et les violences sexuelles dans le sport durant la période couverte par la présente convention » ;
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la formation obligatoire pour les nouveaux agents de la Direction de la jeunesse et des sports.
Des chiffres pour mieux comprendre
Dans 60 % des cas de violences sexistes et sexuelles dans le milieu sportif, le confident de l’enfant victime de violences ne fait rien. La plupart des enfants se heurtent au néant.
ancien président de la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants)
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Dans la plupart des cas, les violences ont lieu sur une durée longue, 60 % des victimes évoquant des violences sexuelles et agressions sexuelles commises plusieurs fois par mois.
Source : Commission d’enquête relative à l’identification des défaillances de fonctionnement au sein des fédérations françaises de sport, du mouvement sportif et des organismes de gouvernance du monde sportif (2023-2024) -
Selon Édouard Durand, ancien président de la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), dans 60 % des cas du milieu sportif, « le confident de l’enfant victime de violences ne fait rien. Après un témoignage dans le monde sportif plus qu’ailleurs, la plupart des enfants se heurtent au néant. »
Source : Commission d’enquête relative à l’identification des défaillances de fonctionnement au sein des fédérations françaises de sport, du mouvement sportif et des organismes de gouvernance du monde sportif (2023-2024) -
Une enquête nationale de 2009 (la seule sur le sujet) établissait que le sport constitue un contexte particulier pouvant introduire plus facilement des actes de violences sexuelles que celles subies dans l’ensemble des milieux non sportifs. Le taux d’exposition des sportifs mesuré apparaissait deux fois supérieur à la moyenne nationale, avec 11,2 % des sportifs interrogés déclarant avoir été confrontés à des violences sexuelles, contre 6,6 % en dehors du contexte sportif. Cependant, les auteurs de l’enquête ont estimé que si l’on prenait en compte les incertitudes concernant l’exposition des sportifs à de possibles violences, ce taux pourrait atteindre 17 %.
État des lieux du nombre de procédures administratives depuis 2020
Depuis le lancement de la cellule Signal-Sports en 2020, 1 284 personnes ont été mises en cause, donnant lieu à 624 mesures administratives, pour 1 800 signalements reçus.
Au total, 186 ont fait l’objet d’un signalement aux procureurs de la République au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, et 303 de mesures disciplinaires transmises au ministère par les fédérations.
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90 % des faits dénoncés concernent des violences sexuelles ;
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81 % des victimes sont de sexe féminin ;
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77 % des victimes étaient mineures au moment des faits ;
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37 % des actes dénoncés concernent des victimes âgées de moins de 15 ans au moment des faits.
Source : ministère
chargé des Sports
Agir : contacts et ressources utiles
Victimes ou témoins de comportements ou de situations préoccupantes ou dangereuses ? Plusieurs numéros sont mis à disposition pour vous aider dans
votre démarche.
À qui s’adresser ?
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des professionnels d’associations d’aide aux victimes ;
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des policiers ou gendarmes peuvent recevoir et écouter dans le cadre d’une plainte ou d’un signalement judiciaire ;
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aux professionnels de santé, médecins, infirmières, assistantes sociales en qui la victime a confiance.
Les numéros utiles
Signaler une situation préoccupante
Cellule de signalement pour libérer la parole
Afin d’accompagner au mieux les victimes, l’État a mis en place une adresse et une plateforme de signalement dédiée aux violences commises dans le milieu sportif :
signal-sport@sports.gouv.fr
Situation d’urgence
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Appeler directement le 17 ou le 114.
Pour les victimes mineures
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119 : « Allô enfance en danger », numéro d’appel gratuit et confidentiel, en cas d’enfant en danger ou de doutes (téléphone, formulaire en ligne, tchat allo119.gouv.fr) ;
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3018 : « Non au harcèlement ».
Pour les victimes majeures
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3919 : « Violences femmes info », numéro d’écoute national, gratuit et anonyme.
Accompagnement et conseil aux victimes
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France victimes : 116 006 ;
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Paris aide aux victimes : 01 45 88 18 00 ;
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Association Colosse aux Pieds d’Argile : 05 58 48 40 48 ou 07 88 86 46 27
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